
À Avon, le ballon rond ne roule plus. Depuis six mois, le terrain synthétique du stade Benjamin Gonzo est condamné, transformant le quotidien des jeunes licenciés de l’US Avon Football en un véritable parcours du combattant. Alors que les élections municipales de 2026 pointent à l’horizon, les familles sortent le carton rouge et interpellent les candidats : qui sauvera le foot avonnais ?
L’image est devenue tristement banale pour les riverains de la rue du Rocher : des grilles closes, un silence pesant et un terrain dont la surface, jadis parfaite, ressemble aujourd’hui à un champ de mines miniature. En cause ? Des affaissements de terrain majeurs qui rendent la pratique du sport dangereuse, voire impossible.
Un club à l’arrêt, des familles à bout
Pour les parents de l’US Avon Football, la coupe est pleine. « Six mois que nos enfants sont privés de leur passion, six mois que nous devons improviser pour trouver des solutions de repli », s’insurge un collectif de parents. Entre les entraînements annulés et les matchs « à domicile » délocalisés dans les communes voisines, c’est toute la vie du club qui s’effiloche.
Au-delà de la logistique, c’est un enjeu social qui inquiète. Le sport est un pilier de l’éducation et de la mixité à Avon. En fermant l’accès au stade Gonzo, c’est un lieu de vie essentiel qui disparaît, laissant des dizaines de jeunes sur la touche.
Le stade Gonzo : l’arbitre inattendu des Municipales ?
À quelques mois du scrutin de mars 2026, l’affaire prend une tournure politique inévitable. Si la municipalité actuelle évoque des procédures techniques et des études de sol complexes, les parents, eux, attendent des engagements fermes.
Sur les réseaux sociaux et dans les tribunes de l’opposition, le sujet brûle. Les candidats déclarés savent désormais que la réhabilitation du complexe sportif sera un test de crédibilité majeur.
- Sécurité des infrastructures : Comment garantir que de tels affaissements ne se reproduisent pas ?
- Budget et transparence : Quel est le coût réel des travaux et pourquoi ce silence depuis six mois ?
- Vision pour le sport : Quelle place pour les clubs associatifs dans l’Avon de demain ?
« Nous ne voulons plus de promesses floues, nous voulons un calendrier de travaux. Nos enfants ne votent pas encore, mais nous, si », prévient une mère de famille.