
La nomination de Papy Tshyamala par le Professeur André Mbata fait couler beaucoup d’encre. Si certains y voient un souffle nouveau, d’autres y lisent une source de division. Mais au-delà des querelles de personnes, une question fondamentale se pose : Quel rôle la diaspora française veut-elle réellement jouer dans l’Union Sacrée ?
Le poids d’une diaspora stratégique
La France abrite l’une des communautés congolaises les plus dynamiques au monde. Son expertise, sa capacité financière et son influence diplomatique sont des atouts majeurs pour le développement de la RDC. En appelant à un « investissement total », Papy Tshyamala ne sollicite pas seulement une adhésion politique, il invite à un véritable transfert de compétences, d’expériences et d’énergie vers Kinshasa.
Sortir de la culture de l’ego
L’appel au « sacrifice de l’ego » ne relève pas d’une simple formule rhétorique. Il s’agit d’un diagnostic lucide de l’un des principaux freins de l’action politique congolaise à l’étranger : la fragmentation des initiatives et des leaderships. Pour être crédible auprès des partenaires internationaux comme auprès du pays d’origine, l’Union Sacré National section France doit pouvoir parler d’une seule voix.
Le 28 février : Un test de maturité
Le succès de l’installation du bureau ne se mesurera pas uniquement au nombre d’invités, mais à la capacité de Papy Tshyamala et de son équipe à rassembler, y compris les voix critiques. La vision du Chef de l’État ne peut être portée efficacement que si elle repose sur un socle solide de cohésion et de fraternité.
Le 28 février, la diaspora de France a rendez-vous avec elle-même. Saura-t-elle transformer la critique en force de proposition ? L’avenir du Congo se dessine aussi à Paris.
B. Nseka