Maternité de Quincy : L’ARS désavoue Ramsay Santé, mais le combat continue pour le Val d’Yerres

C’est un bras de fer qui se joue désormais à découvert. Dans un courrier qui sonne comme un désaveu pour le géant Ramsay Santé, l’Agence Régionale de Santé (ARS) Île-de-France a officiellement déclaré ne pas soutenir la fermeture de la maternité de l’hôpital Claude Galien. Une victoire morale pour les élus, mais une menace qui reste suspendue sur les futures mamans du territoire.

Le séisme provoqué par l’annonce de Ramsay Santé en novembre dernier ne s’est pas apaisé. À Quincy-sous-Sénart, l’incompréhension a laissé place à une résistance farouche. Le 29 janvier 2026, de nouveaux éléments sont venus nourrir le dossier : les courriers rendus publics par l’agglomération Val d’Yerres Val de Seine (VYVS) révèlent une position ambiguë, mais révélatrice, des autorités de santé.

Un désaveu de l’ARS, un blocage impossible ?

Le directeur de l’ARS Île-de-France est on ne peut plus clair : il ne valide pas la stratégie du groupe privé. Pour les élus locaux, qui multiplient les manifestations et les recours, cette déclaration est un argument de poids. L’autorité de régulation reconnaît implicitement l’utilité publique de ce service de proximité dans un département, l’Essonne, déjà sous tension hospitalière.

Cependant, le paradoxe administratif est brutal. Si l’ARS exprime son désaccord, elle avoue son impuissance juridique à empêcher un opérateur privé de cesser une activité qu’il juge déficitaire ou non stratégique. Une situation qui place Ramsay Santé face à ses responsabilités sociales et éthiques, alors que le groupe semble, pour l’heure, déterminé à maintenir son calendrier.

Un territoire debout pour sa santé

Pour le président de l’agglo et les maires des communes environnantes, l’enjeu dépasse le simple cadre comptable. La maternité Claude Galien est plus qu’un établissement de santé ; c’est un pilier de la vie locale qui assure des naissances sécurisées au plus près des domiciles.

« Fermer Quincy, c’est saturer davantage les structures voisines et imposer des trajets anxiogènes aux futures mères », martèlent les collectifs de défense. L’innovation et la modernisation ne devraient pas se faire au détriment de l’accès aux soins fondamentaux.

Quel avenir pour la riposte ?

La mobilisation entre maintenant dans une phase de haute pression. Forts du soutien (certes symbolique, mais politique) de l’ARS, les élus comptent bien porter l’affaire au plus haut niveau de l’État.

L’espoir réside désormais dans une médiation renforcée ou dans l’émergence d’un repreneur capable de maintenir l’activité. Une chose est certaine : à Quincy-sous-Sénart, personne n’est prêt à voir le dernier cri de naissance s’étouffer sous les chiffres d’un bilan financier.

 

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